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Je hais la violence. Elle peut-être sourde, parfois aveugle mais ce ne sont pas des excuses.
Je hais la violence quel que soit son prix, qu’elle soit gratuite ou non.
Je hais la violence parce qu’elle ne résout rien, pas le moindre petit problème, pas la plus simple des équations, la violence est stupide.
Je hais la violence parce qu’elle fait mal… mal son boulot d’exutoire; ce n’est pas vrai qu’elle défoule, la plus stérile des violences est bien celle des foules. Une foule violente est une somme d’individus qui dans leur majorité ne le sont pas séparément.
Je hais la violence car, même si elle flambe puis s’éteint, même si on la dit stérile, si nous n’y prenons garde, elle trouve toujours un foyer, un nid ou naître et renaître.

Je hais la violence car je connais très bien ses maitresses, la colère, la peur, la bêtise, la haine parfois…
Je hais la violence parce que je sais qu’elle me guette, j’ai horreur que l’on m’épie.
Je hais la violence car elle peut un jour me prendre. Être pris d’un accès de violence, cela n’a pas de sens et je me l’interdis… ce qui m’oblige parfois à me faire violence.

Pour tout cela et pour ne jamais avoir à me trahir, à me haïr, je hais la violence.